Au vrai chic parisien

Paris, rue de Richelieu (avril 2012)

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Gants

vitrine Paris (décembre 2009)

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Issue de secours

Batz-sur-Mer (décembre 2011)

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Le début d’été

Atelier d’écriture – exercice du jour : sur une double page présentant dix-huit photographies différentes et très suggestives (dans le sens : images drôles, curieuses, ironiques, kitsch… – et qui font assez Amérique des années 50), écrire une situation, un détail, un événement qu’inspire (directement ou de façon très lointaine) chacune de ces photographies… En fait, se servir de ce panneau d’images comme le “mur d’inspiration” des scénaristes à Hollywood (ou des enquêteurs dans les films de ceux-ci ) pour imaginer, construire une histoire, définir des personnages…
Après avoir fait l’exercice, ne retenir que… deux ou trois idées engendrées par ces images et construire une histoire en relation avec les lieux, les situations et les personnages de ses précédents récits. [Ici, entre une image d'hélicoptère, de gamins espiègles, de femme en survêtement moulant, cela donne cela : ]

Le début d’été

Pour Jacques, le début de l’été c’était ça. Pas vraiment aller se baigner dans la crique de l’Ours, l’eau était trop froide, pas traîner sur le port qui attirait désormais trop de touristes, pas vraiment partir s’en griller une dans l’abri municipal sur la route du Ratz.

Non, le début de l’été, quand on a onze ans, qu’on a fini l’école dès le début juin parce que le collège accueillait des examens régionaux et avait dû lâcher les élèves dans la nature plus tôt que prévu, c’était d’aller à la ferme du Tellier chercher les frères Duroux et de revenir vers N. par les marais, tranquillement, en se cachant dans la bruyère dès que les premiers hélicos de surveillance survolaient la baie, en se tenant les côtes, rigolards mais fascinés, quand Madame R passaient devant eux dans son survêtement moulant pour faire son jogging sur la plage, en s’installant dans la carcasse du vieux voilier à moitié plongé dans la vase à côté de la digue pour manger le casse-croûte emporté de la maison.

Pierre et Paul, les jumeaux Duroux, étaient toujours partants et l’avaient surnommé Jacquou le Croquant à cause de son appareil dentaire… Mais dans le vrombissement des pales d’hélico et l’ombre portée menaçante de l’appareil, ils étaient John, Fred et Fargus et s’enfuyaient à toute jambe pour se dissimuler en rigolant d’avoir si bien berné l’ennemi, et dans le vertige provoqué par madame R passant d’un pas détaché sur la route du Ratz avant de se mettre à courir comme une déesse aussi déplacée que séduisante, ils étaient déjà des adolescents qui pensaient à l’avenir, à la vie, à l’amour, avant de dire que cela, tout cela, sans savoir de quoi il s’agissait vraiement, peut-être ce mélange de vie pleine, d’odeur salée de mer et d’herbes sèches et de vacance de temps et d’espaces, oui, de se dire que tant que Pierre n’avait pas oublié le Coca, Paul les chocos et Jacquou rien  du tout comme d’habitude, ça valait le coup, oui, vraiment, dans la cambuse de l’Ulysse où les bancs étaient pourris et le mat défait mais qui les abritait bien, du soleil ou de l’averse même, au milieu des marais, au début de l’été et au début de leur vie.

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Dicton du jour

“Périr ou écrire, il faut choisir”

(conseil de la Prévention entière)

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Piétonnier

Le Croisic, la côte (mars 2012)

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Bureau

Paris (mars 2012)

Paris (mars 2012)

Paris (mars 2012)

Paris (mars 2012)

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